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mardi 24 juillet 2012

Vestiges (quantika 1), Laurence Suhner

Ah, enfin un bon bouquin de SF. 
Laurence Suhner nous entraîne ici dans le premier tome (sur trois) d’un superbe planet opera.
Il y a tout ce qu’il faut pour que cette nouvelle saga nous fasse languir juqu’au bout:
Gemma, lointaine planète glacée; artefact xéno en orbite; temples mystérieux enchâssés sous quatre kilomètres de glace; Ioun-ké-da, la (maléfique?) divinité extraterrestre endormie, mais plus pour longtemps; communauté scientifique aux abois, malmenée par la bêtise crasse des militaires (il faut toujours des cancres pour exalter l’abnégation des héros); des personnages, humains ou pas, très élaborés et un déroulé de l’action parfaitement orchestré.
Je subodore que ce premier tome n’est qu’une mise en bouche “situationnelle” et que les prochains opus risquent de déstabiliser notre perception quantique de l’univers. Ouais, rien de moins, car la Laurence elle ose des choses, elle place résolument son récit sous la griffe de Erwin Schrödinger. Je te defie, farang ignare,  de trouver une explication aussi compréhensible et lumineuse de l’expérience du chat dans la boîte éponyme que celle décrite dans ce bouquin. Le chat, à l’instant “I”, il est vivant [et/ou] il est mort, et si tu tiens à le savoir de façon certaine, ben t’en seras pour tes frais car c’est impossible sans “intervenir” dans l’expérience. L’observateur agit sur l’observation ! Il y peut rien, c’est sa nature. 
Bordel,  elle est forte cette Suhner, sur le principe, sur le moteur “scientiste” du roman : on est presque dans du Baxter. Et l’Autre sait si on aime notre Baxter !

Bravo et merci Miss Shuner, vous êtes le phénix des hôtes de ce genre.

Je ne regrette pas mes vingts sacs...

Laurence Suhner est notre amie, proclamons-le.


Je vous demande de vous helvéquantifier...

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